C'est la première question que me posent les dirigeants martiniquais, et c'est aussi celle à laquelle le secteur répond le plus mal. La plupart des prestataires renvoient vers un devis, ce qui oblige à passer un appel pour obtenir un ordre de grandeur. Je préfère annoncer les miens et expliquer ce qui les compose.
Les fourchettes qu'on rencontre sur l'île
En pratique, quatre niveaux de prix coexistent en Martinique, et ils ne vendent pas la même chose.
- 200 à 600 € — un gabarit acheté et rempli avec votre texte. Souvent un proche qui rend service, ou une plateforme en libre-service. Le site existe, il est en ligne, et il ressemble à des milliers d'autres.
- 1 200 à 2 500 € — un site vitrine sur mesure, conçu pour votre activité, avec un travail réel sur la structure des pages et le référencement de base.
- 3 000 à 6 000 € — le même travail, avec la rédaction des contenus, plusieurs allers-retours de maquette, et parfois un accompagnement après la mise en ligne.
- 8 000 € et plus — un site marchand, un espace client, une connexion à votre logiciel de gestion. On ne parle plus d'un site vitrine mais d'une application web.
Ces écarts ne sont pas arbitraires. Ils correspondent à des quantités de travail très différentes, et surtout à des niveaux de responsabilité différents.
Ce qui fait vraiment varier le prix
Le nombre de pages compte beaucoup moins qu'on ne le croit. Ce qui coûte, c'est autre chose.
Le contenu. C'est de loin le premier facteur, et la principale cause de retard. Si vous fournissez vos textes et vos photos, le projet avance vite. Si le prestataire doit les écrire, il faut compter plusieurs jours de travail supplémentaires — et ce travail-là, personne ne peut le faire à votre place sans vous interroger longuement.
Le sur-mesure réel. Adapter un gabarit prend quelques heures. Concevoir une mise en page à partir de votre activité, de vos couleurs et de ce que vous devez démontrer, cela prend plusieurs jours.
Ce qui est invisible mais décisif. La vitesse d'affichage, la structure des titres, les données structurées, l'adaptation aux petits écrans. Rien de tout cela ne se voit sur une capture d'écran, et c'est pourtant ce qui détermine si Google vous montre ou non.
Un site que personne ne trouve coûte exactement le même prix qu'un site que tout le monde trouve. La différence se joue sur des choses qu'un client ne peut pas évaluer au moment de signer.
La suite. Un site n'est pas un livrable qu'on pose et qu'on oublie. Hébergement, nom de domaine, mises à jour, sauvegardes : soit c'est prévu, soit ça vous retombera dessus dans six mois.
Les questions à poser avant de signer
Trois questions suffisent à écarter la majorité des mauvaises surprises.
- À qui appartient le site et le nom de domaine ? La réponse doit être « à vous », sans ambiguïté. Certains prestataires conservent les accès, ce qui rend tout changement de fournisseur douloureux.
- Que se passe-t-il après la mise en ligne ? Si la réponse est « vous me rappelez si besoin », prévoyez un budget d'entretien que personne ne vous a annoncé.
- Puis-je voir un site que vous avez fait, sur mon téléphone ? Beaucoup de sites sont conçus sur grand écran et deviennent pénibles sur mobile — alors que la majorité de vos visiteurs seront sur mobile.
Le cas particulier de la Martinique
Deux choses distinguent le marché local.
D'abord, les budgets sont plus serrés qu'en métropole, sans que les attentes le soient. Une entreprise de dix personnes à Fort-de-France veut un site aussi soigné qu'une entreprise parisienne de la même taille, avec un budget souvent inférieur d'un tiers.
Ensuite, la concurrence en ligne est faible. C'est une vraie opportunité : sur beaucoup de métiers, il suffit d'un site correct et d'une fiche Google renseignée pour apparaître dans les premiers résultats de l'île. En métropole, le même effort ne vous placerait nulle part.
Autrement dit, le retour sur investissement d'un site bien fait est structurellement meilleur ici qu'en France hexagonale.
Mes prix
Je pratique 1 500 € pour un site vitrine, hébergement et nom de domaine compris la première année, mise en ligne incluse. Les sites marchands et les applications métier sont sur devis, parce que leur périmètre varie trop pour qu'un prix affiché ait un sens.
Ces montants sont ceux que vous réglez. Je bénéficie de la franchise en base de TVA (article 293 B du code général des impôts) : aucune taxe ne vient s'y ajouter, et le devis correspond exactement à la facture.
J'ajoute un suivi mensuel optionnel à 90 €, sans engagement, qui couvre l'hébergement, les mises à jour et la surveillance. Ce n'est pas obligatoire, mais c'est ce qui évite qu'un site vive deux ans puis se dégrade doucement faute d'entretien.
Si vous hésitez entre plusieurs devis et que vous voulez un avis extérieur sur ce qu'ils contiennent réellement, écrivez-moi — même si vous ne travaillez pas avec moi ensuite.